Les différents fumiers

Le fumier de cheval, utilisé autrefois pour les couches chaudes, est surtout incorporé comme un fertilisant. C’est un engrais dit « chaud », qui convient fort bien aux terres argileuses.

Les fumiers dits « froids », comme ceux de vache et de porc, sont surtout utilisés en terres calcaires ou siliceuses, auxquelles ils apportent du corps, leur action est relativement lente. La paille contenue dans le fumier des ruminants herbivores joue un rôle non négligeable parce qu’elle apporte beaucoup d’humus au sol.

Les fientes d’oiseaux sont très riches en azote ; il convient de les utiliser avec prudence dans la mesure où elles peuvent avoir une action négative sur la croissance des plantes.

Les fumiers d’ovins sont secs et chauds. Le fumier de mouton, en particulier, se distingue par sa richesse en potasse. Toutefois, il doit être parfaitement composté car il risque de brûler les racines.

Les fumiers déshydratés du commerce sont de bonne qualité, en même temps amendement et fertilisants, mais ils coûtent cher et n’apporte pas d’humus.

Le fumier ne doit en aucun cas être utilisé frais. En effet, il contient des germes pathogènes et des graines de mauvaises herbes qui ne demandent qu’à germer. En outre, le fumier frais enfoui dans le sol ne se décompose que très lentement, et le processus risque d’appauvrir le sol en azote pour ce décomposer. Le  compostage se fait en tas, comme dans le cas du compost de jardin classique. On peut certes composter le fumier seul s’il est très riche en paille, mais mieux vaut le mélanger aux déchets du jardin. Préalablement, émiettez-le à la fourche pour éviter des amas compacts et mouillez-le s’il est trop sec.